Marche de l’Opposition : l’UDPS propose au gouvernement d’utiliser des drones pour traquer les porteurs d’armes

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À quelques jours de la marche annoncée par l’opposition, le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, propose de recourir aux drones pour renforcer le dispositif sécuritaire et identifier d’éventuels fauteurs de troubles.

S’exprimant devant les militants de son parti, il a directement interpellé le ministre de l’Intérieur en l’appelant à mobiliser des moyens technologiques modernes afin d’anticiper les débordements, notamment la présence de porteurs d’armes blanches tels que des machettes.

Dans son propos, Augustin Kabuya a insisté sur une organisation combinée : des pick-up de la police accompagnés de journalistes pour assurer la transparence, et une équipe technique chargée d’exploiter les drones afin de filmer les manifestants dès leur arrivée. Cette approche viserait non seulement à dissuader les individus armés de se mêler à la foule, mais aussi à constituer des preuves visuelles exploitables en cas d’incident.

« Je dirai ceci au ministre de l’Intérieur : vous êtes membre de l’UDPS, il faut faire la différence dans ce genre de situations. L’argent ne manque pas pour acheter des drones et les mettre à la disposition de la police. Tu mets en place quatre pick-up de la police avec des journalistes à l’intérieur, et une équipe dotée de drones qui les filme tels qu’ils arrivent en marchant en colonne », a-t-il déclaré.

Les drones de dernière génération offrent aujourd’hui des capacités particulièrement avancées qui peuvent répondre à ce type de contexte. Dotés de caméras haute définition, souvent en 4K voire plus, ils permettent de capturer des images précises même à distance, avec un niveau de détail suffisant pour identifier des comportements suspects ou des objets dangereux.

Certains modèles intègrent également des zooms optiques puissants, capables de se concentrer sur une scène spécifique sans perte de qualité, ce qui constitue un atout majeur dans une foule dense comme celle attendue dans les rues de Kinshasa.

Au-delà de la qualité d’image, ces appareils disposent de technologies de stabilisation et de suivi intelligent. Cela signifie qu’ils peuvent suivre automatiquement des individus en mouvement, enregistrer leurs déplacements et transmettre les images en temps réel aux unités de police au sol.

Ces flux vidéo pourraient servir à documenter les événements avec exactitude et à faciliter une intervention rapide en cas de menace.

Certains drones utilisés dans des contextes sécuritaires sont également équipés de capteurs thermiques, utiles pour repérer des mouvements dans des zones difficiles d’accès ou peu visibles. D’autres modèles disposent d’une autonomie prolongée et d’une capacité à couvrir de larges périmètres, ce qui permet une surveillance continue sans multiplier les équipes humaines sur le terrain.

Des appareils comme les séries professionnelles de DJI, notamment les gammes Matrice ou Mavic Enterprise, illustrent bien cette évolution. Ils sont conçus pour des missions de sécurité publique, avec des fonctionnalités adaptées aux opérations de surveillance urbaine, y compris la diffusion en direct, l’enregistrement sécurisé des données et la coordination avec d’autres unités.

Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD

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