L’arrestation de Denise Dusauchoy pourrait ne pas être un cas isolé. Au lendemain de son interpellation en Tanzanie et de son arrivée à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a adressé une nouvelle mise en garde aux auteurs d’insultes et d’attaques personnelles sur les réseaux sociaux.
Dans une publication faite ce mardi 1er septembre sur son compte X, le ministre affirme que cette arrestation est « la première d’une longue liste ».
Sans citer directement Denise Dusauchoy ni d’autres personnes, Patrick Muyaya inscrit son message dans le prolongement de la campagne annoncée par le gouvernement contre les dérives numériques.
« Où que vous vous trouvez dans le monde, la justice vous atteindra », écrit-il, avant d’assurer que l’État « fera ce qu’il doit faire ».
Cette nouvelle sortie intervient quelques semaines après les déclarations du ministre lors d’un briefing de presse, le 13 août dernier. Patrick Muyaya avait alors prévenu les personnes qui utilisent les réseaux sociaux pour proférer des insultes, tenir des propos diffamatoires ou harceler d’autres utilisateurs.
Il avait notamment appelé ceux qui pensent pouvoir se protéger derrière des comptes anonymes ou des pseudonymes à ne pas se croire à l’abri de poursuites judiciaires. De ce fait, avec son message de ce mardi, le porte-parole du gouvernement semble confirmer que les autorités entendent donner une suite judiciaire à cette mise en garde.
Denise Dusauchoy a été arrêtée dimanche 30 août en Tanzanie sur la base d’un mandat d’arrêt délivré par les autorités judiciaires congolaises. Elle a ensuite été ramenée à Kinshasa dans la nuit de lundi à mardi.
Le ministère de la Justice avait précisé que son arrestation s’inscrivait dans le cadre de dossiers pénaux en cours d’instruction et de mandats d’arrêt internationaux émis dans le cadre de ces procédures.
La TikTokeuse est par ailleurs connue pour ses nombreuses sorties controversées sur les réseaux sociaux. Elle avait notamment été condamnée en décembre 2024 à trois ans de prison dans une affaire l’opposant à Jacky Ndala, pour « faux bruits et injures publiques ». Une autre condamnation par défaut aurait également été prononcée contre elle en juin 2026.
Pour l’heure, aucune liste officielle de personnes susceptibles d’être poursuivies n’a été rendue publique par Muyaya.
Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD
