Un journaliste peut recourir à l’Intelligence artificielle dans son travail. Ce n’est pas une faute. Ce n’est pas non plus interdit. Mais il reste seul responsable de ce qu’il diffuse. C’est l’essentiel de l’intervention du Directeur Général de l’Agence Congolaise de Presse (ACP) ce jeudi 6 août, à l’occasion d’une rencontre des professionnels des médias de la ville de Kinshasa au Musée national autour du thème : « Le renforcement des capacités des professionnels des médias face à l’intelligence artificielle (IA), à l’éthique, à la déontologie et à la liberté de la presse ».
Intervenant au cours de cette rencontre, le Directeur général de l’Agence congolaise de presse (ACP), Bienvenu-Marie Bakumanya, a invité les journalistes à considérer l’intelligence artificielle comme un outil d’appui et non comme un substitut au travail journalistique.
« Il ne faut jamais inverser le rôle. L’intelligence artificielle peut aider à traduire le texte, à améliorer le style, mais le journaliste demeure le dernier décideur de ce qui doit être diffusé. L’article ne doit être écrit par l’IA. Elle doit être utilisé comme moyen pour réduire les fautes », a-t-il déclaré.
Selon lui, le recours à l’IA ne dispense pas les professionnels des médias de leurs responsabilités en matière de collecte, de vérification et de traitement de l’information.
« Le respect de l’éthique et de la déontologie est ce qui caractérise un journaliste. L’intelligence artificielle doit être considérée comme un instrument pouvant perfectionner un travail déjà réalisé et non le remplacer », a-t-il affirmé.
Poursuivant son intervention, il a rappelé que les outils d’intelligence artificielle peuvent faciliter certaines tâches techniques, tout en soulignant que la responsabilité éditoriale demeure entre les mains du journaliste.
« L’intelligence artificielle peut résumer un texte ou corriger des fautes rapidement, mais le journaliste demeure le dernier décideur. Il doit continuer à assurer la collecte, le traitement, la vérification et la mise en contexte de l’information », a ajouté Bienvenu-Marie Bakumanya.
Une matinée organisée par la Tribune des femmes des médias (TFM) en collaboration avec l’Union nationale des caméramans du Congo (UNCC).
L’activité a réuni des journalistes et d’autres acteurs du secteur des médias afin d’échanger sur les enjeux liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information.
Les organisateurs ont mis l’accent sur le renforcement des capacités des professionnels des médias face aux évolutions technologiques, tout en rappelant l’importance du respect de l’éthique, de la déontologie et de la liberté de la presse dans l’exercice du métier de journaliste, dans un contexte marqué par la prolifération de la désinformation.
Blaise ABITA | NUMERICO.CD
