RDC-Pass : Augustin Kibassa lance la formation des 50 premiers agents d’enregistrement

Numerico
3 Min Read

Le dispositif d’identification numérique, RDC-Pass entre dans une nouvelle phase trois mois après son lancement officiel. Ce mardi 15 septembre, une nouvelle étape a été franchie avec le lancement de la formation de la première cohorte de 50 agents d’enregistrement, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba.

Placée sous le thème «Un identifiant numérique de confiance pour tous : la transformation numérique qui n’oublie personne », cette première session doit préparer les agents appelés à être directement en contact avec les citoyens. Du mercredi 16 au samedi 26 septembre, ces agents seront formés notamment sur l’utilisation des équipements, la protection des données personnelles, la traçabilité des opérations et les règles éthiques et sécuritaires liées à l’enregistrement.

Pour le ministre Kibasa, ces agents joueront un rôle central dans la mise en œuvre du RDC-Pass. Ils devront notamment veiller à ce que les informations enregistrées soient traitées avec rigueur et confidentialité. Leur mission s’inscrit ainsi dans une logique de confiance entre les citoyens, l’administration et les futurs services numériques accessibles à travers cet identifiant.

Augustin Kibassa Maliba a, par ailleurs, tenu à clarifier la nature du RDC-Pass. Le dispositif ne constitue pas une carte nationale d’identité et ne remplace pas les services de l’état civil. Il s’agit plutôt d’un outil numérique sécurisé destiné à permettre aux citoyens de s’authentifier et d’accéder plus facilement à différents services de l’État.

L’ambition affichée est notamment de réduire la multiplication des identifiants administratifs et de simplifier certaines démarches pour les citoyens et les entreprises. Le projet s’inscrit dans la vision « DRC Digital Nation 2030 » et dans le programme du Gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. À terme, le RDC-Pass doit également favoriser une meilleure circulation des informations entre administrations, dans le respect de la législation sur les données à caractère personnel.

« La transformation numérique doit réduire la distance entre l’État et le citoyen, et non créer une nouvelle distance numérique », a souligné Augustin Kibassa.

Il a par ailleurs insisté sur l’inclusion des citoyens vivant en dehors de Kinshasa ou disposant d’un accès limité aux outils numériques. Pour lui, la réussite du RDC-Pass ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de comptes créés ou d’équipements déployés, mais surtout à sa capacité à rendre les services publics plus simples et plus accessibles.

Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD

Share This Article
Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *