RDC : la BCC dément avoir été piratée pour détourner des recettes de l’État

Numerico
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Une rumeur faisant état d’un prétendu piratage informatique de la Banque Centrale du Congo (BCC), qui aurait permis le détournement de recettes de l’État, circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué publié ce vendredi 11 septembre 2026, la BCC dément ces allégations. Les publications relayées en ligne affirmaient notamment que des informaticiens auraient réussi à s’introduire dans les serveurs de la Banque centrale, à manipuler la plateforme ISYS-RÉGIES, puis à faire valider de fausses quittances afin de détourner des recettes fiscales.

Au cœur de la polémique se trouvent des divergences entre des données issues de différents systèmes d’information utilisés dans le processus de comptabilisation des recettes de l’État.

Selon les explications de la BCC, ces différences font actuellement l’objet de travaux de rapprochement et de conciliation comptable.

En outre, la présence d’un écart entre deux bases de données ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’un piratage informatique ou d’un détournement de fonds publics.

« Un écart de données ne constitue donc pas, à lui seul, la preuve d’une cyberattaque ou d’un détournement de fonds publics », souligne ce communiqué de la BCC.

La Banque Centrale du Congo affirme que les opérations liées aux recettes de l’État font l’objet de mécanismes réguliers de suivi et de contrôle. Elle réaffirme également la fiabilité et la traçabilité des opérations enregistrées dans les systèmes concernés.

Cybersécurité et désinformation

Cette affaire met également en lumière les difficultés liées à l’interprétation des données numériques dans le secteur public. Une anomalie, une différence entre des chiffres ou une opération nécessitant une vérification comptable ne peut être automatiquement assimilée à une cyberattaque.

La Banque Centrale du Congo poursuit, pour sa part, les travaux de rapprochement et de conciliation des données avec les différentes parties prenantes, afin de garantir l’exactitude et la conformité des opérations relatives aux recettes de l’État.

Cette mise au point intervient dans un contexte où la transformation numérique des services publics congolais renforce l’importance de la fiabilité des systèmes d’information, de la traçabilité des données et de la cybersécurité.

Blaise ABITA | NUMERICO.CD

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