Numérique: la RDC s’inspire de Skolkovo, la « Silicon Valley russe », pour son futur centre de données souverain

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En marge du Forum numérique mondial de Moscou, Augustin Kibassa Maliba a visité le centre d’innovation de Skolkovo, qu’il juge instructif pour le futur pôle technologique de la capitale congolaise.

Le ministre congolais du Numérique rapporte du Forum numérique mondial, qui se tient à Moscou du 8 au 10 octobre, une visite de terrain. Augustin Kibassa Maliba a découvert le centre d’innovation de Skolkovo, près de la capitale russe, souvent présenté comme la « Silicon Valley russe ». Une façon, pour Kinshasa, de chercher des expériences à adapter à son ambition de devenir une nation digitale d’ici 2030.

Skolkovo réunit start-up, centres de recherche, espaces de coworking, bureaux, infrastructures technologiques et institutions académiques. Son principe : mettre les compétences en réseau, partager les infrastructures et accompagner les jeunes entreprises. Le ministre s’est intéressé à la gestion du pôle, aux programmes d’accélération et à la valorisation des technologies à fort impact.

Parmi les équipements présentés figurait un studio de pointe de capture, de calibrage et d’animation 3D, capable de numériser fidèlement objets, mouvements et environnements. Une illustration du passage de la recherche aux applications industrielles et commerciales.

Le principal enseignement tient à la mutualisation. En donnant aux start-up accès à des équipements trop coûteux pour être achetés individuellement, le technopark leur permet de concevoir, prototyper et tester leurs solutions avant l’industrialisation. Pour la RDC, c’est un levier possible pour faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs.

La visite intervient alors que le pays prépare la construction d’un technopark et d’un centre de données souverain dans la zone d’extension de Kinshasa. Le projet vise à rapprocher recherche, innovation, entrepreneuriat et industrie, et à offrir aux jeunes pousses congolaises un cadre adapté aux réalités locales.

« Il ne s’agit pas de copier un modèle étranger, mais d’en tirer les meilleures pratiques », a précisé le ministre. Ces pratiques nourriront la conception du futur site, qui devra être moderne et ouvert sur l’Afrique. À terme, il doit contribuer à la création d’emplois qualifiés, à la formation des talents, au développement de solutions locales et à la compétitivité de l’économie.

Avec ce technopark et ce centre de données, Kinshasa ambitionne de devenir un pôle technologique de référence en Afrique centrale et de connecter ses talents à l’économie numérique mondiale.

Marcus SALOMÉ | NUMERICO.CD

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