Les entrepreneurs du secteur du numérique en RDC paieront bel et bien plusieurs milliers de dollars américains pour obtenir des autorisations de fonctionnement. Il n’y a pas eu suspension du nouvel arrêté qui instaure ces taxes. C’est ce que soutient une structure de la société civile, à savoir le Réseau des Acteurs du Numérique (RAN), par la voix de son Président du conseil d’Administration, Alain Ilepi.
Ce dernier, ainsi que la délégation qu’il conduisait, a été reçu jeudi 6 août 2026 à Kinshasa par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba. Ils disent être allée soumettre au ministre les préoccupations exprimées ces derniers jours par les entrepreneurs, développeurs, incubateurs et autres professionnels du numérique.
Au cœur de leurs échanges figuraient les informations faisant état de la suspension de l’arrêté interministériel n°015 du 20 juillet 2026 fixant les droits, taxes et redevances applicables au secteur du numérique.
À l’issue de cette séance de travail, une première clarification a été apportée : contrairement à la mise au point faite le 3 août par Patrick Tete, chargé de communication du ministère des Finances sur son compte X et largement relayée sur la toile, l’arrêté interministériel n’a jamais été suspendu.
« Il n’y a jamais eu de suspension de l’arrêté interministériel. Le texte reste en vigueur », a rapporté Alain Ilepi au terme de la rencontre avec le ministre Augustin Kibassa Maliba.
Le ministre Kibassa, lui, n’a pas pipé mot. Le chargé de communication du ministère des Finances ne s’est pas encore exprimé non plus.
Au-delà de cette révélation, la principale préoccupation des acteurs du numérique concernait toutefois les startups. Sur ce point, le ministre de l’Économie numérique s’est voulu rassurant en confirmant que « l’arrêté interministériel portant fixation des taux ne concerne nullement les startups. L’innovation ne sera pas tuée dans l’œuf, elle sera encouragée », a rapporté Alain Ilepi.
Blaise ABITA | NUMERICO.CD
