Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a lancé, ce mardi 3 novembre 2026, à Kinshasa, un atelier national consacré à l’examen et à la validation de sept projets d’arrêtés ministériels relatifs à la cybersécurité. Ces textes visent à renforcer la protection des données, des systèmes informatiques et des infrastructures numériques en République démocratique du Congo.

Pendant trois jours, soit du 3 au 5 novembre, des représentants des institutions publiques, des experts du secteur numérique, ainsi que des délégués de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), de l’Agence pour le développement du numérique (ADN) et du Secrétariat général au Numérique prennent part à ces travaux.

L’objectif est de définir un cadre réglementaire clair permettant de mieux prévenir les menaces informatiques, de renforcer les mécanismes de protection des systèmes numériques et de faire face aux cyberattaques.

Sept textes pour encadrer la cybersécurité

Selon le ministère de l’Économie numérique, ces sept projets d’arrêtés ministériels ne constituent pas de simples documents administratifs. Ils visent à rendre opérationnelles certaines dispositions du Code du numérique, promulgué en mars 2023.

Concrètement, ces textes portent notamment sur la définition des exigences minimales de sécurité applicables aux systèmes informatiques, ainsi que sur l’identification et la protection des infrastructures numériques critiques, dont le fonctionnement est essentiel à la continuité des activités du pays.

Ils prévoient également des mécanismes de déclaration des incidents informatiques, ainsi que des mesures destinées à encadrer la réaction des institutions et des entreprises concernées face aux cyberattaques.

Ces dispositions devraient notamment contribuer à prévenir les risques de piratage, de vol de données et de paralysie des systèmes informatiques, susceptibles de compromettre le fonctionnement des services publics et privés.

Kibassa Maliba met en avant la souveraineté numérique

À l’ouverture de l’atelier, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a rappelé que la cybersécurité ne relève plus uniquement d’une question technique, mais constitue désormais un enjeu stratégique pour l’État.

« La cybersécurité constitue désormais un enjeu majeur de souveraineté nationale et de sécurité de l’État », a-t-il souligné.

Pour le ministre, la RDC doit se doter d’un cadre réglementaire cohérent, applicable et adapté à ses réalités. Il s’agit notamment de mettre à la disposition des institutions et des autres acteurs concernés des règles précises pour prévenir les attaques informatiques et garantir une meilleure protection des données et des systèmes numériques.

De son côté, le président du Collège de l’ARPTC, Christian Katende Mukinayi, a insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les différentes institutions afin de consolider la sécurité de l’espace numérique congolais.

À l’issue de cet atelier, le ministère de l’Économie numérique entend disposer de sept projets d’arrêtés améliorés, présentant une cohérence juridique et une applicabilité technique, en vue de renforcer le dispositif réglementaire national en matière de cybersécurité.

Blaise ABITA | NUMERICO.CD