L'Union africaine (UA) tiendra, du 26 au 30 octobre 2026 à Libreville, au Gabon, la sixième session ordinaire du Comité technique spécialisé sur la communication et les technologies de l'information et de la communication (CTS-CTIC). Cette rencontre réunira des ministres, des hauts responsables et des experts pour évaluer la mise en œuvre des politiques numériques continentales et définir des mesures visant à accélérer la transformation numérique de l'Afrique.

Placée sous le thème « L'avenir numérique de l'Afrique, la voix de l'Afrique : promouvoir l'innovation, l'inclusion numérique et façonner le récit africain », cette réunion se déroule à l'heure où les nouvelles technologies prennent de l'ampleur et où leur encadrement suscite des débats à l'échelle mondiale.

Les travaux porteront notamment sur la mise en œuvre de la Stratégie de transformation numérique pour l'Afrique 2020-2030. Les participants devront examiner les progrès réalisés, identifier les lacunes persistantes et définir les priorités pour accélérer l'exécution de cette feuille de route au cours des prochaines années.

L'intelligence artificielle et la cybersécurité

Parmi les principaux sujets inscrits à l'ordre du jour figurent l'intelligence artificielle, la gouvernance des données, l'identité numérique et la cybersécurité. Les participants examineront également les modalités d'application de la Stratégie continentale sur l'intelligence artificielle et du Cadre de politique de l'Union africaine sur les données.

L'objectif est notamment de renforcer les compétences africaines, d'encourager une gouvernance responsable des technologies émergentes et de favoriser l'utilisation des données au service de l'innovation et du développement économique.

La protection des données personnelles et la cybersécurité occuperont également une place importante dans les échanges. Les discussions aborderont la mise en œuvre de la Convention de Malabo et le renforcement des capacités institutionnelles nécessaires pour instaurer la confiance dans les services numériques.

Connectivité et inclusion numérique

La réunion examinera par ailleurs le développement des infrastructures publiques numériques, de l'identité numérique et de la connectivité, considérés comme des leviers pour améliorer l'accès aux services et favoriser l'intégration du marché numérique africain.

Les échanges porteront aussi sur les infrastructures prévues dans le deuxième Plan d'action prioritaire du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA PAP 2).

L'inclusion numérique figurera également parmi les priorités. Les participants devront examiner les obstacles auxquels restent confrontés les femmes, les jeunes filles, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap et les populations rurales ou insuffisamment desservies.

Renforcer la place de l'Afrique dans la gouvernance numérique mondiale

Pour Lerato Dorothy Mataboge, commissaire de l'Union africaine aux infrastructures et à l'énergie, cette rencontre doit permettre de définir les prochaines étapes de la transformation numérique du continent.

« La session de Libreville est une occasion de définir clairement la voie à suivre pour la prochaine phase de la transformation numérique de l'Afrique », a-t-elle déclaré, selon le communiqué de l'Union africaine.

Elle a souligné que les travaux permettront d'évaluer les avancées dans plusieurs domaines, dont l'intelligence artificielle, la gouvernance des données, l'identité numérique et la cybersécurité, tout en arrêtant des mesures concrètes pour accélérer leur mise en œuvre.

La rencontre vise également à renforcer la coordination entre les États membres, les communautés économiques régionales, les institutions de l'Union africaine et les partenaires techniques et financiers.

La session des experts se déroulera du 26 au 28 octobre, avant la session ministérielle prévue les 29 et 30 octobre. Les participants examineront les décisions prises lors des précédentes sessions et procéderont à l'élection d'un nouveau bureau du Comité technique spécialisé.

Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD