Le gouvernement congolais entend renforcer la sécurité de ses infrastructures numériques. Lors de la 101ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 23 octobre 2026 à Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi a ordonné un audit des systèmes informatiques publics afin de détecter les failles de sécurité et de mieux protéger les données sensibles de l’État.
Cette opération devra permettre d’identifier les vulnérabilités critiques des infrastructures numériques publiques et de définir des mesures urgentes pour prévenir les cyberattaques. Elle vise également à renforcer les capacités des institutions à détecter les incidents informatiques et à y répondre.
Pour la mise en œuvre de cette mesure, le ministère des Postes et Télécommunications assurera la coordination de l’audit, en collaboration avec le ministère de l’Économie numérique et les structures nationales compétentes.
Les secteurs sécuritaire et financier concernés
La décision présidentielle prévoit également des mesures spécifiques pour les systèmes informatiques sensibles. Les ministères de l’Intérieur et de la Défense nationale sont appelés à renforcer leur surveillance et leur protection, en collaboration avec les services de sécurité et de renseignement.
Dans le secteur financier, le ministère des Finances devra travailler avec la Banque centrale du Congo (BCC) pour sécuriser les plateformes de gestion des finances publiques, les systèmes de paiement et les infrastructures informatiques critiques.
Au-delà de cet audit, les autorités prévoient de renforcer les mécanismes de surveillance permanente, d’alerte précoce et de réaction coordonnée en cas d’incident. La sensibilisation des agents publics aux risques liés à la cybersécurité figure également parmi les mesures annoncées.
Cette initiative intervient alors que le ministère de l’Économie numérique a récemment alerté sur deux vulnérabilités critiques affectant PHP, une technologie utilisée dans le fonctionnement de nombreux sites et serveurs web. Dans son communiqué du 22 octobre, le ministère a notamment appelé les administrations publiques, les opérateurs de plateformes numériques et les prestataires techniques à vérifier leurs systèmes et à appliquer les correctifs de sécurité disponibles.
Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD