Le ministre de l'Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a nommé, par arrêté ministériel signé le 19 octobre 2026, Serge Kaozi Lubamba chargé des missions de l'Autorité nationale de certification électronique (ANCE), et Tommy Tumba Muana chargé des missions adjoint de cet organe.
Ces désignations s'inscrivent dans le processus de mise en place effective de l'ANCE, appelée à jouer un rôle stratégique dans le développement de la confiance numérique en République démocratique du Congo.
À mesure que les échanges administratifs, commerciaux et professionnels se déplacent vers les plateformes numériques, la question de leur sécurité devient essentielle. Il ne suffit plus d'envoyer un document par voie électronique : il faut également pouvoir vérifier son authenticité, identifier son signataire et s'assurer que son contenu n'a pas été modifié.
C'est dans ce contexte que la certification électronique prend toute son importance.
Elle repose notamment sur des mécanismes permettant de garantir l'identité numérique des signataires et de renforcer la fiabilité des documents et des transactions électroniques. Ces dispositifs peuvent contribuer à sécuriser les démarches administratives en ligne, les contrats numériques et les échanges entre entreprises et institutions.
Initialement prévue par les articles 9 et 10 de l'ordonnance-loi n° 23/010 du 13 mars 2023 portant Code du numérique, l'ANCE n'avait pas encore été mise en place. Ses missions avaient été attribuées à l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) par un arrêté ministériel signé le 17 août 2024.
Pour la RDC, l'opérationnalisation de l'ANCE représente ainsi un enjeu pour la consolidation de l'écosystème numérique national. Son rôle devra s'inscrire dans les efforts visant à renforcer la sécurité des transactions électroniques et la confiance des citoyens, des entreprises et des administrations dans les services numériques.
La nomination de Serge Kaozi Lubamba et de Tommy Tumba Muana intervient donc à une étape préparatoire importante. La suite du processus devra permettre de concrétiser les missions de cette autorité et de préciser les mécanismes qui encadreront son fonctionnement.
Au-delà de ces nominations, l'enjeu sera de faire de la certification électronique un véritable outil de confiance pour les utilisateurs en RDC, dans un environnement où la dématérialisation des services exige des garanties solides en matière d'authenticité, d'intégrité et de sécurité des échanges.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD