La Direction générale des impôts (DGI), dirigée par Barnabé Muakadi Muamba, renforce ses moyens de contrôle fiscal grâce à l’application FACNO RDC, mise en place par le ministère des Finances. Cet outil permet aux consommateurs de vérifier l’authenticité de leurs factures normalisées et de signaler les irrégularités, tandis que la DGI en assure le suivi opérationnel, notamment le traitement des signalements et les vérifications nécessaires.

Cette innovation complète la réforme de la facture normalisée et accompagne les efforts de modernisation numérique de l’administration congolaise voulus par le président Félix Tshisekedi.

À la tête de la Direction générale des impôts (DGI), Barnabé Muakadi Muamba s’emploie à moderniser la gestion fiscale en privilégiant les innovations technologiques et la dématérialisation des procédures, notamment à travers la facture normalisée et l’application mobile FACNO RDC.

Ces deux dispositifs participent au processus de transformation numérique voulu par le président Félix Tshisekedi. Le Plan national du numérique « Horizon 2025 » fait en effet du numérique un levier de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social, avec pour ambition de moderniser le fonctionnement de l’État. Cette orientation se prolonge à travers les initiatives destinées à accélérer la digitalisation des services publics à l’horizon 2030.

Depuis le 16 octobre 2026, vérifier une facture depuis son téléphone mobile est désormais possible grâce à FACNO RDC. Déployée auprès du public par le ministère des Finances en octobre 2026, cette application permet aux consommateurs de contrôler l’authenticité des factures normalisées reçues après un achat de biens ou le paiement d’un service.

Son utilisation est simple : il suffit de scanner le code QR figurant sur la facture et de comparer les informations affichées à l’écran avec celles du document reçu. L’utilisateur peut également saisir manuellement les renseignements demandés. En cas d’anomalie, il peut transmettre un signalement aux services compétents de la Direction générale des impôts, chargés d’effectuer les vérifications nécessaires.

L’application s’adresse au public désireux de vérifier ses factures, qu’il s’agisse de particuliers effectuant des achats ou de clients payant une prestation dans un établissement concerné. Les consommateurs sont notamment invités à exiger leur facture, à en contrôler l’authenticité et à signaler les cas de non-conformité.

Les autorités ont également annoncé des récompenses pour les signalements permettant d’établir des irrégularités avérées, après vérification par les services opérationnels de la DGI. Le versement doit s’effectuer par Mobile Money, selon les modalités communiquées par le ministère des Finances.

La facture normalisée, un instrument de lutte contre la fraude fiscale

FACNO RDC vient en appui à la réforme de la facture normalisée, dont l’obligation est entrée en vigueur le 1er décembre 2025 pour les contribuables et les opérations concernés.

Cette réforme a pour objectif d’améliorer la traçabilité des transactions commerciales, de fiabiliser les informations relatives aux opérations imposables et de renforcer la lutte contre la fraude fiscale. Elle doit également contribuer à une meilleure mobilisation des recettes publiques.

La facture normalisée est un document commercial électronique comportant des éléments de sécurité destinés à garantir l’authenticité et la traçabilité de la transaction. Elle est émise à l’aide d’un dispositif électronique fiscal relié à l’administration des impôts. Elle comporte notamment un code QR, un code d’authentification de la transaction et le numéro d’identification du dispositif utilisé.

Les contribuables assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont particulièrement concernés par cette obligation, conformément aux dispositions applicables. Plus largement, l’émission de factures normalisées concerne les personnes physiques ou morales éligibles à l’utilisation des dispositifs électroniques fiscaux pour leurs transactions de biens et de services.

Les entreprises concernées doivent donc adapter leurs méthodes de facturation aux exigences de l’administration fiscale. Les consommateurs, de leur côté, sont appelés à exiger une facture normalisée lors des achats et des prestations visés par la réforme.

Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD