Le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a reçu, ce jeudi 18 juin 2026 une délégation du Fonds de lutte contre le crime organisé (FOLUCCO), conduite par son Directeur général, Mukota Muteba Mbayo, les discussions ont porté sur l’appui financier au projet pilote de digitalisation de certaines juridictions de Kinshasa dans le cadre du Programme National « Justice 2.0 ».
À l’issue des échanges, le Directeur général du FOLUCCO a salué l’alignement entre les besoins identifiés par son institution et les ambitions du programme gouvernemental. « Nous avons constaté que les besoins que nous avions identifiés sont déjà intégrés dans le Programme National Justice 2.0. Nous allons lancer un projet pilote de digitalisation du Tribunal de paix de la Gombe et du parquet, avec un financement déjà disponible. Ce projet marque le début d’une collaboration appelée à s’étendre progressivement à l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.
Ce projet pilote constitue une première concrétisation du programme « Justice 2.0 », qui ambitionne de transformer en profondeur le fonctionnement du système judiciaire congolais. Pour le ministre de la Justice, l’enjeu dépasse largement la simple informatisation.
« La digitalisation de la justice est une priorité. Nous devons mieux coordonner nos actions, mutualiser les ressources afin d’équiper les juridictions, renforcer les capacités des acteurs judiciaires et bâtir une justice intelligente, plus efficace, plus transparente et plus accessible. C’est notre ambition », a-t-il souligné ».
Derrière cette vision, se dessine une réforme structurelle qui vise à moderniser l’ensemble de la chaîne judiciaire. L’objectif est de réduire les lenteurs administratives, améliorer la traçabilité des dossiers et renforcer la transparence dans le traitement des affaires.
Coordonné par le Professeur John Malala, le Programme National « Justice 2.0 » repose sur plusieurs chantiers technologiques majeurs. Parmi eux figurent notamment la mise en place d’un système intégré de gestion des affaires judiciaires, le développement d’un portail numérique d’accès à la justice, ainsi que la création d’une base nationale des décisions judiciaires.
Le programme prévoit également le déploiement d’outils innovants comme le suivi numérique des détenus via la plateforme e-Prison, ou encore la modernisation de la justice sociale et réparatrice. À cela s’ajoute la réforme du FRIVAO, inscrite dans cette dynamique globale de transformation.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD
