81ᵉ session de l’ONU : la RDC exige une place pour les pays en développement dans l’élaboration des règles de l’IA

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La République démocratique du Congo soutient le dialogue mondial des Nations unies sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA) et la création d’un fonds mondial de renforcement des capacités. La Première ministre Judith Suminwa l’a déclaré mercredi à New York, lors de son allocution à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Pour la cheffe du gouvernement congolais, le développement de l’intelligence artificielle ne doit pas accentuer les inégalités entre les pays. Elle appelle notamment à garantir aux États en développement une participation effective à la définition des règles qui encadrent cette technologie.

« La RDC soutient le dialogue mondial des Nations unies sur la gouvernance de l’intelligence artificielle et la création d’un fonds mondial de renforcement des capacités. La fracture numérique ne peut devenir une fracture de l’intelligence », a déclaré Judith Suminwa.

Elle estime que cette exigence d’inclusion doit aussi s’inscrire dans les mécanismes de gouvernance mondiale.

« Cette exigence d’inclusion doit avant tout trouver sa traduction dans la gouvernance mondiale », a-t-elle insisté.

Judith Suminwa a reconnu les opportunités importantes offertes par l’intelligence artificielle, tout en soulignant les risques liés à son développement et à son accès inégal. Pour elle, la gouvernance de cette technologie ne peut être réservée à quelques puissances ou grandes entreprises.

« Sa gouvernance ne peut être l’apanage de quelques puissances ou entreprises : les pays en développement doivent pouvoir participer à la définition de ses règles comme accéder aux capacités qui en déterminent l’usage », a-t-elle soutenu.

Réformer la gouvernance mondiale

Dans son intervention, la Première ministre congolaise a également élargi son propos aux défis qui mettent à l’épreuve le système multilatéral. Elle a cité la révolution numérique, la transition énergétique et le dérèglement climatique.

« Le monde de 1945 n’est plus », a-t-elle déclaré, appelant à adapter les institutions internationales aux réalités du monde actuel.

Selon Judith Suminwa, la restauration de la confiance dans les Nations unies passe par une transformation de leur gouvernance, afin que celle-ci reflète davantage les mutations et les nouveaux équilibres internationaux.

Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD

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