La Rd-Congo a officiellement lancé sa campagne en vue de son élection au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour le mandat 2026-2030. Le coup d’envoi a été donné mercredi 15 juillet 2026 à Kinshasa, par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu, lors d’une cérémonie organisée à l’Hilton Hôtel, en présence de diplomates, de membres du gouvernement et d’acteurs du secteur des télécommunications.
Dans son allocution, José Mpanda Kabangu a mis en avant le rôle stratégique de la RDC au sein de l’écosystème africain des télécommunications.

« Sur les quotas des 13 États africains, au Conseil de l’Union internationale des télécommunications, la RDC siège conventionnel de l’Union africaine des télécommunications. Attends son expérience et son engagement au service de l’ensemble des États africains en quête de développement des infrastructures de télécommunications. », a-t-il déclaré.
Il a également souligné que la présence de la RDC au sein de l’instance décisionnelle de l’UIT permettrait de mieux défendre les enjeux liés à la connectivité, à l’inclusion numérique et au renforcement des compétences sur le continent.
« Pour offrir une meilleure connectivité, garantir l’inclusion numérique, renforcer les capacités en ressources humaines et en compétences, mettre son immense potentiel énergétique, indispensable à la fourniture des services de télécommunications et des technologies de l’information et de la communication, il serait donc cohérent que les pays qui abritent le siège de l’Union africaine des télécommunications participent à la prise de décision au sein de l’organisation suprême du secteur des télécommunications.»
De son côté, le président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), a présenté cette candidature comme une opportunité pour l’Afrique de renforcer son influence dans la gouvernance mondiale du numérique.
« Aujourd’hui, avec plus de 110 millions d’habitants et près de 74 millions d’abonnements mobiles, la République Démocratique du Congo représente l’un des plus importants marchés numériques du continent africain. Notre ambition est claire : faire de la RDC un hub numérique de l’Afrique centrale et un acteur majeur de l’économie numérique africaine. »

Au-delà des ambitions nationales, les autorités congolaises entendent faire de cette candidature un levier de plaidoyer pour une plus grande représentation africaine dans les instances internationales qui définissent les orientations du secteur numérique.
Dans cette dynamique, la RDC met également en avant son rôle stratégique dans la chaîne de valeur mondiale des technologies émergentes. Le pays, détenteur d’importantes réserves de minerais critiques indispensables à la fabrication des semi-conducteurs et au développement des infrastructures liées à l’intelligence artificielle, estime avoir une légitimité accrue pour participer aux discussions internationales sur la gouvernance numérique.
Les autorités congolaises défendent ainsi la vision d’une Afrique davantage impliquée dans la conception des politiques numériques mondiales, capable d’innover, de valoriser ses talents et de développer ses propres solutions technologiques. La formalisation officielle de la candidature congolaise au Conseil de l’UIT est prévue en novembre prochain à Doha, au Qatar, à l’occasion des échéances institutionnelles de l’organisation.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD
