La République démocratique du Congo dispose désormais d’un nouvel outil numérique destiné à renforcer la transparence et la redevabilité publique. Baptisée « Landila », cette plateforme citoyenne a été lancée jeudi 9 juillet 2026 à Kinshasa par l’ASBL Ebuteli, avec l’appui de l’Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (Sida).
Conçu comme un baromètre citoyen, « Landila » permet de suivre les engagements du Gouvernement et d’en évaluer le niveau de mise en œuvre. À travers cette initiative, Ebuteli entend offrir aux citoyens un accès structuré à l’information publique et contribuer à un meilleur suivi des politiques publiques.
Dans sa phase pilote, la plateforme couvre six ministères stratégiques. Elle répertorie les engagements pris par l’Exécutif et en analyse l’état d’avancement à partir de plusieurs indicateurs, notamment les actes réglementaires adoptés, les projets initiés, les budgets mobilisés ainsi que les résultats obtenus.
Cet outil numérique vient compléter « Talatala », une autre plateforme développée par Ebuteli pour le suivi de l’activité parlementaire, renforçant ainsi les mécanismes de contrôle citoyen en RDC.
Présent à la cérémonie de lancement, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a salué une initiative qui contribue, selon lui, à consolider la culture de la redevabilité.
« Les engagements que nous prenons, tant au plan législatif qu’à travers les actes réglementaires, poursuivent un seul objectif : rendre l’État plus efficace et capable de fournir de meilleurs services aux populations », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du Gouvernement a également rappelé que la redevabilité se traduit par des actes concrets, notamment la publication des comptes rendus du Conseil des ministres, permettant ainsi aux citoyens d’apprécier l’action gouvernementale.
Évoquant le rôle de « Landila », Patrick Muyaya a estimé que cet outil enrichira le débat démocratique en offrant aux citoyens un cadre d’évaluation des politiques publiques. « Ils ne sont pas là pour faire la promotion de l’action gouvernementale, mais pour l’évaluer au regard des engagements pris. Nous sommes disponibles à dialoguer avec les citoyens sur ce que nous faisons pour faire avancer le pays », a-t-il conclu.
La journée de lancement a également été marquée par la présentation d’une note d’analyse sur l’agenda législatif du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, suivie d’un panel réunissant membres du Gouvernement, parlementaires, diplomates, chercheurs, représentants de la société civile, journalistes et influenceurs.
Les échanges ont porté sur les enjeux de gouvernance, de transparence et sur le rôle du numérique dans le suivi citoyen de l’action publique en République démocratique du Congo.
Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD
