L'accès aux données géologiques de la République démocratique du Congo se modernise. En cinq mois, l'entreprise américaine KoBold Metals a numérisé 300 000 pages d'archives de l'Université de Lubumbashi (UNILU).
Ces documents sont désormais consultables en ligne, une avancée qui pourrait faciliter les recherches scientifiques et les activités d'exploration minière, selon une vidéo consultée ce jeudi 15 octobre 2026 par NUMERICO.CD.
Cette collection comprend notamment des cartes anciennes, des photographies et des rapports d'exploration, conservés jusque-là dans des archives physiques. Leur numérisation permet de préserver ces ressources documentaires et d'en faciliter l'accès aux chercheurs, aux étudiants ainsi qu'aux investisseurs intéressés par le potentiel minier congolais.
Selon Benjamin Katabuka, directeur général de KoBold Metals en RDC, cette initiative s'inscrit dans une ambition plus large visant à rendre accessibles les données géologiques historiques du pays.
« Nous avons l'ambition de numériser le plus grand nombre possible de données géologiques qui se trouvent dans le pays, mais aussi à l'étranger », a-t-il expliqué, soulignant que le partenariat avec l'UNILU constitue une première étape de ce programme.
Les documents numérisés sont accessibles gratuitement sur la plateforme RDC Rocks, à l'adresse https://rdc.rocks/.
D'après le responsable de l'entreprise, leur mise en ligne intervient quelques minutes seulement après leur numérisation.
« Aujourd'hui, le bénéfice que cela apporte, c'est que tout le monde peut accéder à ces données et les exploiter : les chercheurs de l'université, les communautés, les professeurs, les étudiants, mais aussi les investisseurs », a indiqué Benjamin Katabuka.
Au-delà de la conservation des archives, cette démarche pourrait contribuer à mieux orienter les travaux d'exploration, en permettant aux acteurs du secteur de consulter et de comparer les résultats des recherches antérieures. Elle ne dispense toutefois pas des études de terrain nécessaires pour confirmer le potentiel des gisements.
D'autres partenariats envisagés
KoBold Metals entend poursuivre ce programme auprès d'autres institutions détentrices de données géologiques en RDC. Le directeur général évoque notamment de possibles collaborations avec les cadastres miniers et le service géologique national, sans annoncer de calendrier précis.
« Nous allons entamer d'autres projets de numérisation, notamment, peut-être, avec les cadastres miniers ou le service géologique national », a-t-il précisé.
Pour l'entreprise américaine, la valorisation de ces archives constitue un levier pour renforcer la connaissance du sous-sol congolais.
Benjamin Katabuka estime que le pays dispose des ressources naturelles et des compétences nécessaires pour développer une industrie minière davantage créatrice d'opportunités.
« La RDC dispose des ressources naturelles et des talents nécessaires pour développer une industrie minière créatrice d'opportunités et de prospérité pour tous. La numérisation et l'accès libre aux données constituent le fondement de cet avenir », a-t-il affirmé.
Ézéchiel MONTEIRO | NUMERICO.CD