José Mpanda réclame beaucoup plus d’argent à Adolphe Muzito

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José Mpanda exige la part du lion. Il dit avoir un argument de taille à faire valoir : son ministère, celui des Postes et Télécommunication (PT) a dépassé, après les trois premiers trimestres de 2026, son objectif annuel de mobilisation de plus de 150 millions de dollars américains au profit du Trésor public.

Ce chiffre, il l’a présenté le mardi 18 août lors d’une réunion d’arbitrage avec le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito. La réunion était consacrée à l’élaboration des prévisions de recettes de l’avant-projet de loi de finances 2027.

Pour l’exercice 2026, les PT s’étaient engagés à mobiliser plus de 150 millions de dollars américains au profit du Trésor, à travers les recettes de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations de l’État (DGRAD).

Alors que les résultats du quatrième trimestre ne sont pas encore comptabilisés, « je dois avouer que, pour les trois premiers trimestres, nous sommes allés au-delà des assignations », a déclaré le ministre.

Ce dernier estime en outre que son administration pourrait mobiliser davantage de recettes. « Si on arrive à nous donner assez de moyens, nous allons aller au-delà », a-t-il assuré.

Le ministère des PT cherche à obtenir des moyens correspondant à ses ambitions pour le prochain exercice.

José Mpanda a également rappelé que le ministère du Budget avait pris l’engagement de mettre suffisamment de moyens à la disposition de son administration.

Un secteur qui doit aussi financer sa transformation

Au-delà des recettes, le ministère des PT est engagé dans plusieurs chantiers liés à la transformation numérique de la RDC. Parmi les priorités de son agenda figure notamment l’amélioration de la connectivité à travers le développement des infrastructures de télécommunications. En octobre 2025, José Mpanda dit avoir soutenu le projet Aurora, destiné à développer un réseau national à fibre optique et à construire trois centres de données.

Le projet prévoyait alors un investissement annoncé de 150 millions de dollars pour les études de faisabilité, le déploiement de 60 000 à 80 000 kilomètres de fibre optique à travers toute l’étendue du territoire national, la construction de trois centres de données et la création d’une société nationale de télécommunications filaire et sans fil.

Lors de la signature des annexes de ce projet, le ministre précise qu’il avait insisté sur le besoin de renforcer la connectivité du pays.

« La RDC a besoin d’au moins 40 à 50.000 Kms de fibre optique pour la connectivité », avait-il déclaré, ajoutant que le taux d’accès à internet restait inférieur à 30 % selon son appréciation de l’époque.

Il dit également avoir appelé à éviter que les projets restent sans réalisation concrète.

« Il ne faut pas que ça soit comme les autres projets qui restent dans les tiroirs », avait-il lancé, en assurant vouloir accompagner la réalisation du projet.

Les recettes et les investissements : un double enjeu

La situation actuelle place donc les PT devant un double enjeu : continuer à contribuer aux recettes de l’État tout en obtenant les ressources nécessaires à la modernisation du secteur.

Non seulement cela, mais l’enjeu sera également de savoir comment les ressources mobilisées pourront accompagner les différents projets liés aux télécommunications, au numérique et aux infrastructures.

L’ultime question reste désormais de savoir jusqu’où les PT pourront porter cette mobilisation des recettes et quels moyens le gouvernement acceptera de leur accorder pour y parvenir.

Blaise ABITA NUMERICO.CD

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