Le Gouvernement congolais envisage de numériser d’importantes données géologiques et minières afin de les intégrer dans des plateformes d’intelligence artificielle, un projet stratégique évoqué lors d’échanges entre les autorités congolaises et plusieurs partenaires belges.
Cette initiative a été au cœur des discussions ténues mardi 9 juin 2026 à Bruxelles par le ministre des Mines congolais, Louis Watum, avec les responsables du Musée royal de l’Afrique centrale ainsi que des représentants de l’Union européenne. L’objectif est de transformer des archives et données historiques en ressources numériques exploitables par des outils avancés d’analyse et de prospection.

Selon le ministre Watum, cette transformation numérique constitue un levier essentiel pour accroître l’efficacité des activités minières en RDC. « Comme vous le savez, la digitalisation de ces données est indispensable pour leur intégration dans des plateformes d’intelligence artificielle. Cela nous permettra d’accélérer les analyses, d’identifier les zones les plus prometteuses et de mieux orienter nos efforts de prospection minière. Notre pays regorge notamment de fer, de nickel, de chrome, de cuivre, d’or et de nombreuses autres substances minérales réparties sur l’ensemble du territoire. », a déclaré Louis Watum, ministre des Mines, à son retour à Kinshasa, en provenance de Bruxelles.
L’intégration de l’intelligence artificielle dans l’exploitation des données géologiques pourrait permettre aux autorités congolaises de mieux cartographier les ressources disponibles, d’optimiser les campagnes d’exploration et de réduire les délais liés aux analyses traditionnelles. Cette approche est déjà adoptée dans plusieurs pays miniers où les technologies numériques jouent un rôle croissant dans la prise de décision.

Pour la RDC, qui détient certaines des plus importantes réserves mondiales de minerais stratégiques, notamment ceux utilisés dans les technologies vertes et les batteries électriques, la valorisation numérique des données représente également un enjeu de souveraineté et d’attractivité économique.
Au-delà de la modernisation administrative, ce projet illustre la volonté des autorités de placer le numérique et l’intelligence artificielle au service de la gouvernance des ressources naturelles. Une démarche qui pourrait renforcer la compétitivité du secteur minier congolais tout en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités d’innovation et d’investissement.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD
