L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a apporté ce samedi 13 juin 2026, son soutien à la conférence sur la cybersécurité et la souveraineté numérique organisée à Kinshasa par l’entreprise Cyberdev, en marge de la deuxième édition de Cyberdev Conférence.
L’ARPTC au cœur du débat numérique
Intervenant au nom du Président du Collège de l’ARPTC, Ricky Mbuyi a salué ce qu’il qualifie d’« initiative qui enrichit » le débat sur les enjeux du numérique, de la technologie et de la cybersécurité en République Démocratique du Congo.
Pour rappel, l’ARPTC a pour mission de réguler, contrôler et assurer le développement harmonieux des secteurs de la poste, des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication sur l’ensemble du territoire national. Elle veille à la qualité des services, à la protection des utilisateurs, à la gestion du spectre des fréquences et à la sécurité des réseaux. Dans un contexte de transformation digitale, son rôle s’étend désormais à la promotion de la confiance numérique et à la prévention des cybermenaces.
« Porteur d’une nouvelle ère du numérique »
Devant les experts, décideurs, entreprises et universités réunis par Cyberdev, le représentant de l’ARPTC a estimé que l’entreprise « constitue un porteur d’une nouvelle ère du numérique en RDC ».
Ricky Mbuyi a ensuite insisté sur l’importance du thème retenu pour cette édition 2026 :
« Je salue la pertinence du thème retenu pour cette édition. Celui-ci nous rappelle que la cybersécurité constitue aujourd’hui l’un des fondements essentiels de la confiance numérique. Car aucun pays ne peut bâtir une économie numérique prospère sans infrastructures sécurisées, sans institutions résilientes et sans ressources humaines qualifiées, capables de prévenir, détecter et répondre efficacement aux cybermenaces », a-t-il affirmé.
Trois piliers pour la souveraineté
Par cette déclaration, l’ARPTC rappelle les conditions de réussite de la transition numérique congolaise. Trois piliers sont mis en avant : des infrastructures sécurisées face aux attaques, des institutions publiques résilientes et aptes à gouverner le cyberespace, et des ressources humaines formées pour anticiper les risques.
Ce positionnement de l’Autorité intervient le même jour que le lancement du « RDC-Pass » par le Président de la République. Deux événements qui convergent : l’État pose les bases techniques de l’identification numérique, tandis que le régulateur soutient les initiatives qui doivent en garantir la sécurité et la crédibilité.
En qualifiant la démarche de Cyberdev d’enrichissante, l’ARPTC consacre le rôle du secteur privé dans la construction de la doctrine numérique nationale. Le débat sur la souveraineté ne se mène plus seulement dans les ministères, mais Il se structure aussi dans les conférences, avec les régulateurs, les entreprises et les experts en la matière
Blaise ABITA | NUMERICO.CD
