Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI) et le Fonds de Développement du Service Universel (FDSU) viennent de poser, ce lundi 22 décembre à Kinshasa, les bases de l’enseignement moderne à travers un protocole d’entente visant le déploiement d’une plateforme nationale d’Enseignement Ouvert et à Distance (EOD).
Présidée par la ministre de l’ESURSI, Marie-Thérèse Sombo, la cérémonie s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique de l’enseignement supérieur congolais.

Au cœur de ce protocole figure un enjeu clé : la connectivité. Pour le FDSU, l’accord signé avec l’ESURSI répond à la nécessité d’améliorer l’accès aux infrastructures numériques dans les établissements d’enseignement supérieur, en particulier dans les zones rurales et périurbaines souvent marginalisées sur le plan technologique.
« Ce protocole vient répondre aux besoins de connectivité et d’accès universel au contenu académique, c’est à dire qu’au niveau de nos universités et de nos établissements supérieurs, il y a un besoin de connecter les salles de classe pour pouvoir faire en sorte que la jeunesse congolaise et les étudiants puissent avoir accès facilement partout où ils sont sur le territoire national au savoir.», a déclaré Marie-Laure Lepas Kanda, directrice générale adjointe du FDSU, à l’issue de la signature.
Et d’ajouter : « Les zones rurales et périurbaines sont au cœur de la mission du FDSU. Nous travaillons quotidiennement à lever les obstacles, notamment en matière d’énergie et d’accessibilité », a-t-elle dit, tout en évoquant le recours à des solutions alternatives comme l’énergie solaire et des technologies adaptées aux réalités locales.
Pour Thierry Abankwi, directeur du service de l’enseignement ouvert et à distance, souligne que le projet repose sur une évaluation approfondie du système universitaire existant. « Avant d’implémenter un système, il faut d’abord connaître les forces et les faiblesses de votre système actuel», explique-t-il. Les analyses menées avec l’appui de partenaires techniques ont mis en évidence deux défis majeurs : le déficit d’infrastructures et l’insuffisance de la connectivité. « Nous devons donc renforcer notre collaboration avec le FDSU, il nous reste à budgétiser les actions pour un lancement effectif après les fêtes », a précisé Thierry Abankwi.
Ce protocole marque l’aboutissement d’un processus préparatoire engagé depuis plusieurs mois selon le ministère de l’ESURSI. À travers ce partenariat, les autorités ambitionnent de lever les barrières géographiques et temporelles qui limitent encore l’accès à l’enseignement universitaire, tout en alignant les institutions académiques sur les standards du numérique.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD
