La République démocratique du Congo a marqué d’une présence stratégique la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT) 2025, tenue du 17 au 28 novembre dans la capitale azerbaïdjanaise. Pour cette première édition organisée dans la région de la Communauté des États indépendants (CEI), l’événement a rassemblé près de 2 500 experts, décideurs et acteurs du numérique venus de plus de 160 pays, témoignant de son importance géopolitique et technologique.
À la tête de la délégation congolaise, la Vice-Présidente de l’Autorité de Régulation de la Poste, des Télécommunications et des Communications électroniques (ARPTC), Mme Lydie OMANGA DIHANDJU, a conduit un agenda particulièrement dense. Entre séances plénières, réunions techniques et entrevues bilatérales, la responsable congolaise s’est employée à positionner la RDC comme un acteur engagé dans la transformation numérique mondiale.
Profitant de la présence des principaux leaders mondiaux du secteur, Mme Omanga a multiplié les échanges avec des entreprises spécialisées dans la connexion satellitaire, l’extension de la bande passante et les solutions de surveillance du spectre radioélectrique.
Ces discussions visent à répondre aux défis persistants de couverture nationale et d’accès à Internet, notamment dans les zones rurales et enclavées.
Selon des sources proches de la délégation, plusieurs pistes de partenariat ont été évoquées pour accélérer la connectivité universelle en RDC, un enjeu crucial pour l’inclusion numérique, l’éducation, les services publics et le développement économique.
Au-delà des échanges technologiques, la Vice-Présidente de l’ARPTC a tenu plusieurs réunions avec des régulateurs africains. Ces rencontres ont permis de renforcer la coopération régionale.
Cette dynamique continentale vise à faire de l’Afrique un espace cohérent en matière de régulation, capable de peser davantage dans les négociations internationales liées aux infrastructures numériques.
La CMDT 2025 constitue une plateforme stratégique pour les pays émergents désireux de moderniser leurs infrastructures de communication. Pour la RDC, la participation active de l’ARPTC à cet événement mondial confirme la volonté des autorités de consolider les acquis et de stimuler l’investissement dans les télécommunications.
En s’engageant dans des discussions de haut niveau et en élargissant son réseau de partenaires, l’ARPTC entend accélérer l’intégration du pays dans l’économie numérique globale.
Marcus SALOMÉ l NUMERICO.CD
