Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a saisi le conseil des ministres du vendredi 5 septembre 2025 sur la détérioration continue de la qualité des services de téléphonie et d’Internet en République Démocratique démocratique du Congo.
Coupures intempestives, saturation des réseaux, perte injustifiée de crédits et forfaits prépayés, transactions financières mobiles échouées mais facturées, interférences durant les appels et absence de connexion malgré un solde suffisant : autant de dysfonctionnements qui fragilisent la confiance des consommateurs dans le secteur.
Ces défaillances, selon le ministre, portent un préjudice considérable à la population et freinent le développement numérique du pays. Elles mettent aussi en lumière les faiblesses structurelles du secteur : absence de planification, manque de coordination institutionnelle, déficit de contrôle et de sanctions effectives à l’égard des opérateurs télécoms.
Pour inverser la tendance, plusieurs recommandations ont été soumises au Conseil des ministres. Parmi elles :
- L’élaboration d’un plan d’aménagement pour protéger et sécuriser les infrastructures de fibre optique ;
- La mise en place d’un cadre de concertation réunissant toutes les parties prenantes avant tout chantier susceptible d’impacter les réseaux télécoms ;
- La création d’une commission interministérielle, associant notamment l’Aménagement du Territoire, l’Urbanisme et Habitat, l’Économie numérique et l’Énergie ;
- Le renforcement de contrôle qualité des services par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPTC).
Ces mesures s’inscrivent dans la stratégie du Président de la République, qui exhorte le gouvernement à améliorer non seulement l’accessibilité mais aussi la qualité des services de télécommunications.
L’objectif affiché : faire de la connectivité un levier de croissance et de transformation socio-économique, dans un pays où le numérique est perçu comme un accélérateur de développement.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD
