Le président du Collège de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a ouvert, lundi 16 mars 2026 au Fleuve Congo Hôtel la 8ᵉ Conférence régionale de sensibilisation de l’East African Communications Organisation (EACO), consacrée à la gestion durable des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).
Placée sous le thème « Construire une économie circulaire des déchets électroniques : renforcer les infrastructures régionales, l’innovation et les partenariats pour un développement durable », cette rencontre de trois jours rassemble régulateurs, décideurs publics, partenaires techniques et experts du numérique venus de plusieurs pays de la région.

À l’ouverture des travaux, le président du Collège de l’ARPTC, Christian Katende, a souligné que l’essor du numérique, s’il constitue un moteur de développement, entraîne aussi des défis importants liés à la gestion du cycle de vie des équipements technologiques. « Les déchets électroniques ne sont pas seulement un problème environnemental : ils représentent également une formidable opportunité économique et industrielle si leur gestion est correctement organisée », a-t-il déclaré.
Selon lui, la transition numérique impose désormais une évolution du rôle des régulateurs dans la région. « Au XXIᵉ siècle, il ne s’agit plus seulement de réguler les réseaux, mais d’intégrer la durabilité environnementale dans toutes nos actions », a-t-il ajouté.

Dans cette perspective, l’ARPTC affirme vouloir promouvoir un numérique responsable en soutenant la structuration des filières de collecte et de recyclage, la sensibilisation des consommateurs ainsi que l’innovation technologique au service de la protection de l’environnement.
Présent à l’ouverture, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a salué le choix de la RDC pour accueillir cette conférence régionale. Il a rappelé que, sous l’impulsion du président de la République, Félix Tshisekedi, le pays s’engage dans une transformation digitale ambitieuse à travers le Plan national du numérique 2030, qui intègre la durabilité environnementale comme pilier du développement.

De son côté, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a procédé au lancement officiel des travaux. Elle a salué l’implication de l’ARPTC dans la mobilisation des institutions publiques et privées autour de la problématique croissante des déchets électroniques.
Durant trois jours, les participants vont partager expériences, innovations et bonnes pratiques afin de renforcer les politiques publiques et les mécanismes de régulation dans la région.
Les discussions devraient également déboucher sur des recommandations visant à développer des partenariats régionaux solides et à favoriser l’émergence d’une véritable économie circulaire dans le secteur du numérique, où la gestion des équipements en fin de vie devient un levier de croissance durable plutôt qu’un simple enjeu environnemental.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD
