L’Unité de Gestion du Projet de Transformation Numérique (UGPTN) en collaboration avec la Cellule Infrastructures, à travers le Projet d’appui à la connectivité et au transport (PACT), a organisé, ce mardi 24 février 2026 au Fleuve Congo Hôtel, un atelier de mobilisation précoce de potentiels investisseurs pour la construction et l’exploitation du Backbone national en République démocratique du Congo.
Dans son discours d’ouverture, le coordonnateur de l’UGPTN, Noël Litanga, a planté le décor devant un parterre composé de représentants de la Présidence, de la Primature, d’institutions publiques, d’opérateurs ainsi que de partenaires techniques et financiers. « Au nom de l’Unité de Gestion du Projet PTN, j’ai l’honneur et le privilège de vous souhaiter la bienvenue à cet atelier consacré à la Stratégie de Déclenchement des Investissements dans la Dorsale Nationale de Fibres Optiques », a-t-il déclaré.
Pour le coordonnateur, l’enjeu dépasse largement le cadre technique. « La dorsale nationale de fibres optiques n’est pas seulement un projet d’infrastructure : elle constitue un levier de souveraineté, un accélérateur de croissance économique, et un pilier essentiel de la transformation numérique de l’État », a-t-il insisté.
Dans un contexte où « les besoins en connectivité augmentent de manière exponentielle », où les usages numériques se diversifient et où les attentes des citoyens et des entreprises s’intensifient, la RDC se trouverait, indique-t-il, « à un tournant décisif ». L’extension, la sécurisation et la redondance du réseau national apparaissent ainsi comme des prérequis à l’essor d’une économie numérique compétitive.
Noël Litanga a rappelé que l’UGPTN, « sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur le Ministre », a engagé un travail technique et institutionnel afin de définir les conditions capables de « déclencher, de manière coordonnée et durable, les investissements nécessaires ». L’objectif est clair : structurer un cadre attractif pour les opérateurs et les investisseurs privés, tout en renforçant la gouvernance publique du projet.
L’atelier vise notamment à « partager les orientations stratégiques proposées pour structurer ces investissements », mais aussi à « identifier ensemble les leviers d’incitation capables de mobiliser les opérateurs, les investisseurs privés et les partenaires techniques et financiers ».Au-delà du financement, la question de la gouvernance occupe une place centrale. Le coordonnateur a souligné la nécessité de « renforcer la gouvernance, la transparence et la coordination interinstitutionnelle indispensables à la réussite de ce chantier national ». Une condition jugée essentielle pour rassurer les investisseurs et garantir l’efficacité de la mise en œuvre.
Le coordonnateur Litanga a également insisté sur la dimension collaborative de la démarche. « Nous voulons faire de cet atelier un espace de coconstruction, où chaque expertise compte, où chaque contribution enrichit la vision collective », a-t-il affirmé, appelant les participants à des échanges francs et constructifs.
Pour sa part, le représentant de la Banque mondiale a procédé à une présentation synthétique de la stratégie de mobilisation des investissements privés dans le déploiement des réseaux de fibre optique, ainsi que des éléments de procédure.
De son côté, M. Tony Munongo, conseiller en PTNTIC à la Primature, a encouragé les acteurs privés à saisir cette opportunité offerte par le gouvernement congolais afin de connecter la population. Les parties prenantes ont été invitées à travailler « avec un esprit d’ouverture, de rigueur et d’ambition », estimant que la RDC dispose aujourd’hui d’une opportunité stratégique pour « poser les fondations d’un réseau national capable de soutenir l’émergence d’une économie numérique forte, d’un État modernisé et d’une RDC pleinement connectée au monde ».
À l’issue de cet atelier, les participants ont été encouragés à faire parvenir leurs contributions et préoccupations supplémentaires à l’UGPTN afin de finaliser la stratégie.
Jonas TSHIPADI | NUMERICO.CD
