Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, a accueilli la dixième Session ordinaire de la conférence des régulateurs de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC).
Ouverte ce mercredi 18 février par le Ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, cette session a abordé le thème : “Stratégies de coopération sous régionale pour une régulation harmonisée des services des télécommunications par satellites non-géostationnaires (NGSO)”.

En sa double qualité de Président de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) et de Président Exécutif de l’ARTAC, Christian Katende a affirmé, dans son mot, mesurer pleinement la portée symbolique et stratégique de cette rencontre tout en exprimant sa gratitude aux membres de cette organisation sous-régionale.
“L’organisation successive des 8ᵉ, 9ᵉ et 10ᵉ Sessions Ordinaires à Kinshasa dépasse le simple cadre logistique : elle traduit une communion d’esprit, une fraternité institutionnelle et une volonté partagée d’inscrire durablement l’Afrique Centrale dans l’économie numérique mondiale”, a-t-il déclaré.
M. Katende a rappelé que du 16 au 17 février deux ateliers de haute portée stratégique se sont tenus.

“Le premier a porté sur la régulation des services satellitaires non géostationnaires (NGSO), vecteurs d’une connectivité élargie et d’une réduction significative de la fracture numérique. Le second a traité de la sécurité des Services Financiers Numériques, pilier fondamental de la confiance, de l’inclusion financière et de la stabilité de nos écosystèmes digitaux”, indique le président Exécutif de l’ARTAC.
Pour lui, ces thématiques traduisent l’évolution rapide de leur environnement technologique. Elles nous rappellent, dit M. Katende, que la régulation ne doit pas être simplement réactive, mais anticipatrice, structurante et stratégique.

“L’ARTAC, au fil des années, s’est affirmée comme un instrument d’intégration et d’harmonisation. Les avancées en matière d’alignement des cadres réglementaires de la Poste et des Télécommunications témoignent de notre détermination à bâtir un marché numérique commun. Les progrès réalisés vers le roaming communautaire traduisent notre volonté de faciliter la mobilité, de réduire les coûts et de renforcer l’interconnexion entre nos peuples”, a spécifié Christian Katende.
Par ailleurs, en matière de coordination des fréquences, soutient-il, nos efforts conjoints aux frontières garantissent une gestion rationnelle et harmonisée du spectre, condition essentielle à la qualité de service et à la stabilité des réseaux.

“S’agissant de l’Observatoire régional des Technologies de l’Information et des Communications, issu notamment du projet PAGIRN, il constitue aujourd’hui un instrument stratégique majeur. En assurant pleinement sa gestion, l’ARTAC affirme sa capacité à piloter le secteur par la donnée, dans une logique de transparence, de performance et d’aide à la décision”, a-t- il renseigné.
Face aux différentes mutations qui s’observent dans le secteur, Christian Katende reconnait l’immense responsabilité de l’ARTAC et soutient : “nous devons bâtir une régulation à la fois ferme dans ses principes, souple dans ses mécanismes et visionnaire dans ses orientations”.

Il sied de relever que cette 10è Session Ordinaire marque une étape déterminante dans la consolidation institutionnelle de l’ARTAC. Elle prévoit d’adopter les statuts révisés et les documents cadres qui seront soumis à l’examen afin de renforcer la gouvernance, la cohésion et l’efficacité opérationnelle de l’ARTAC.
Hervé PEDRO | NUMERICO.CD
