La Cellule Infrastructures, à travers le Projet d’appui à la connectivité et au transport (PACT), a organisé, ce jeudi 12 février 2026, un atelier consacré à l’amélioration de la gouvernance dans le secteur des télécommunications et du numérique.
Dans son mot d’ouverture, le coordonnateur de la Cellule Infrastructures, Billy Tshibambe, s’est voulu rassembleur.
« Cet atelier vise à trouver un consensus entre la partie gouvernementale et le secteur privé autour des projets d’arrêtés relatifs au partage des infrastructures de télécommunications et à l’itinérance nationale, ainsi qu’à la revue et à la validation des rapports partiels sur l’étude de la fiscalité des télécommunications et du numérique », a-t-il expliqué.
Selon lui, ce projet-programme repose sur une connectivité accrue physique et numérique jugée essentielle pour stimuler le développement socio-économique de la RDC, tout en contribuant à la stabilisation et à la prévention des conflits.
« Le projet finance des infrastructures routières, notamment des fourreaux pour câbles en fibre optique, des assistances techniques pour améliorer la gouvernance des secteurs du transport et des télécommunications, ainsi que la modernisation des infrastructures aéroportuaires de Goma », a-t-il ajouté.
S’agissant des bénéficiaires, Billy Tshibambe a précisé que le secteur des télécommunications profite de deux sous-composantes du PACT, représentant 11 millions de dollars sur un budget global de 500 millions de dollars pour la première phase. Celles-ci portent sur l’assistance technique à la gouvernance (études, ateliers, audits et formations au profit des ministères des Postes, Télécommunications et Numérique, de la SCPT, de l’ARPTC, du FDSU et de la SOCOF) ainsi que sur l’activation de l’infrastructure numérique, notamment le déploiement de la fibre optique le long des axes routiers.
Dans ce cadre, plusieurs activités sont en cours :
- l’étude des modalités d’interconnexion, d’accès, de partage des infrastructures et d’itinérance nationale ;
l’étude sur la fiscalité du secteur ; - l’élaboration d’une stratégie d’accès aux services universels ;
- la mise en place d’une plateforme de dialogue public-privé ;
- l’élaboration de normes techniques pour la pose de la fibre optique.
Cette première session d’experts adoptera une méthodologie participative afin d’examiner les projets d’arrêtés, notamment ceux relatifs à l’itinérance nationale, au partage d’infrastructures, à l’interconnexion et à l’accès. Un comité de rédaction, composé de représentants de l’ARPTC, des opérateurs et des towercos, recueillera les amendements et présentera le rapport final.
Il sied de préciser que l’organisation de cet atelier bénéficie de l’appui financier du PACT, financé par l’Association internationale de développement (IDA), membre du Groupe de la Banque mondiale.
Hervé PEDRO | NUMERICO.CD
